La présidente du Parlement européen tente de faire passer en force le contrôle des discussions pourtant rejeté
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, tente d’introduire le controversé « contrôle des discussions » par un détour remarquable. Bien que le Parlement ait déjà voté à plusieurs reprises contre le scan massif des messages privés, elle a désormais directement demandé aux États membres de l’UE d’approuver la proposition pourtant rejetée.
Les diplomates qualifient cette démarche unilatérale d’« inédite ». La législation temporaire (contrôle des discussions 1.0) qui autorisait les géants de la technologie tels que Google, Meta et Microsoft à scanner volontairement les messages de discussion a expiré début avril après l’échec des négociations. Ces entreprises technologiques insistent fortement sur une prolongation de la mesure et indiquent qu’elles continuent entre-temps à mener de leur propre chef des « actions volontaires » sur les services de communication.
Au sein du Parlement européen, l’indignation est grande. Les décideurs politiques se sentent court-circuités par l’action de Mme Metsola. On craint que cette manière de procéder ne mine gravement et durablement l’influence démocratique et la position de négociation formelle du Parlement.
Lisez l’article de Politico pour plus d’informations.

